Actualités réseau Innocherche
14 nov. 2016 Think Tank Formation Continue : compte rendu de la restitution du 8 novembre 2016
J'ai visité l'Ecole 42 à Paris au mois de juin 2016. Par ailleurs, j'ai étudié les processus de l'Ecole 42. Je pense que les processus mis en œuvre par cette Ecole peuvent être véritablement très inspirants pour des organisations à la recherche de chemins innovants de transformation et de disruption. Je vous soumets les trois leçons suivantes : Former des disrupteurs Pour le Directeur de l'établissement, Nicolas SADIRAC, l'objectif pédagogique est de former des catalyseurs du changement numérique. Ces catalyseurs ont pour vocation de créer des startups : 150 entreprises créés par an, dont 5 succès mondiaux. Ces objectifs pédagogiques sont en totale opposition avec les objectifs classiques d'insertion sur le marché du travail. L'Ecole ne cherche pas à former des salariés mais des entrepreneurs. Comme le précise un des Directeurs adjoints, Kwame YAMGNANE, un start-upper ne travaille pas à La Défense. Par contre, ces objectifs pédagogiques sont en total alignement avec l'objectif business suivant : alimenter la Hall Frayssinet qui ouvrira en 2017 et qui aura pour vocation d'incuber 1000 startups ! La problématique reste posée : comment recruter des talents sui ont vocation à devenir des entrepreneurs disrupteurs ?   Recruter des talents différents de manière innovante Comme nous le disons souvent au sein d'Innocherche, Innovation comes from the fringe. L'école 42 va recruter des profils atypiques qui sont en marge du système de l'éducation nationale ou qui souhaitent acquérir une compétence complémentaire digitale. Le processus de recrutement est massif (sans conditions de diplôme) et vise essentiellement les 18-30 ans :   Une présélection de candidat a lieu par des test de logique sur Internet pour ramener le nombre de 50000 candidats à 3000.Puis un écrémage par assessment center (la fameuse piscine) va ramener le nombre à 900.La piscine se déroule de la manière suivante :    Tous les 48 heures, de 8h42 à J+1 23h42 (Ahhhhh, vous comprenez mieux le nom de l'école !), les candidats doivent résoudre des problèmes en soumettant leurs réponse à la moulinette (programme qui teste la conformité de leurs programmes informatiques sachant que les stagiaires ne connaissent pas les règles de conformités ) puis à la correction par les pairs (à savoir par d'autres candidats !). Toutes leurs sessions de travail sont analysées par un expert en Big Data, recruté spécialement dès l'année de l'ouverture de l'école en 2013. Pour maintenir cette cadence soutenue pendant un mois, les candidats couchent sur place :   Mais à qui sont ces serviettes ? Aux candidats bien sûr ! Sur la base de leurs résultats et de leurs comportements (volume horaire, capacité à changer de place, etc..), 900 candidats sont admis.   Former des collaborateurs de manière innovante Les candidats sont formés dans un environnement digital complètement gamifié :   L'interface ressemble à un jeu vidéo dans lequel les étudiants doivent passer des niveaux :   Ces niveaux doivent être passés dans un temps imparti moyennant le fait d'être exclu lors des fameux blackholes ! Le niveau 16 donne droit au stage et à niveau équivalent à un Bac +3. Par ailleurs, toute nouvelle acquisition de compétence se fait dans un cadre projet avec des camarades. Le mode projet et le peer learning (apprentissage par les pairs) sont généralisés à un point où il n'y a pas d'enseignants !   Conclusion Je vous invite à passer à l'acte en : visitant l'Ecole participant à un des nombreux évènements organisés régulièrement au sein de l'Ecole 42 recrutant des intrapreneurs atypiques qui vont peut-être créer des relais de croissance au sein de votre organisation Thomas HERVOUET-KASMI, animateur du Think Tank Formation Continue - Novembre 2016...
14 nov. 2016 Think Tank Cybersécurité : compte rendu de la restitution du 8 novembre 2016
Nous avons réfléchi à la réintroduction du facteur humain au cœur de la cybersécurité.   Les 10 principes de la cybersécurité Voici un rappel des 10 principes pour manager votre cyber sécurité : L'espionnage est vieux comme le monde, et donc il faut à la fois éviter la psychose et surtout rester humble dans ses prétentions. En effet, les directions générales ont maintenant compris qu’il n’existe pas de citadelle digitale imprenable. Il faut essayer de boxer dans sa catégorie. Il y a un adage assez répandu qui dit « Soit tu joues en première ligue … soit tu ne te vantes pas ! ». Pour 99% d’entre nous, on reste prudent et modeste dans son coin. Seuls les champions du digital, les GAFA, prétendent être les meilleurs dans leur catégorie et sont prêts à se faire challenger par des hackers qui pourraient leur montrer leurs failles. Ils ont, en effet, adhéré à une nouvelle organisation  « hackerone » qui promet aux hackers ayant trouvé des failles parmi ses 122 membres des récompenses pouvant aller jusqu'à plusieurs millions de dollars. On organise en quelque sorte la profession avec des exercices de guerre blanche. « Trouver une faille dans mon système et je vous paye »… et ceci pas uniquement lors d’un test, mais en continu. Les acteurs n’étant pas des joueurs de la première ligue mais ayant des enjeux grandissants, pourront avoir recours aux services d'un acteur de milieu de tableau de la première ligue (typiquement Israélien comme nous l’a rappelé le FBI qui a fait appel à eux pour décrypter le iPhone du terroriste). Ils auront un délai de réaction légèrement moins bon, que les champions du GAFA, mais acceptable pour la menace. Avec les nouveaux objets connectés, vous créez des nouvelles vulnérabilités à colmater immédiatement. Votre cyber espace est un territoire à défendre. Il faut vraiment le prendre comme tel et savoir où mettre les défenses en fonction de la vulnérabilité. Donc il faut bien partir d'une analyse de risques pour décider du montant des efforts à allouer. Il ne faut pas avoir d'un côté des préoccupations d'ergonomie et d’usage, et de l'autre côté un gardien de la sécurité, chacun se retranchant derrière ses prérogatives.  Il faut constamment trouver le meilleur compromis entre ergonomie et sécurité … et éventuellement faire arbitrer avec l’analyse des risques où l'on doit mettre le curseur. Vous vous embarquez dans une nouvelle aventure et ce n'est pas un colmatage occasionnel qu'il faut faire ; vous devez donc mettre en place un processus qui devient stratégique, qui peut nécessiter un responsable au niveau COMEX, il faut mais un Chief Information and Sécurité Officer (CISO). Tout ceci va certainement vous amener à repenser votre organisation pour mieux vous protéger avec une bonne partie des fonctions que vous allez externaliser auprès de prestataires plus experts que vous. Mais étant donné le caractère stratégique de la problématique, vous devez au minimum garder chez vous les compétences pour auditer de façon régulière ce que vous avez mis en place. Enfin vous savez pertinemment que ce sont vos employés qui vont créer des vulnérabilités en laissant des traces digitales un peu partout et en quelque sorte créer un « shadow IT » que vous ne contrôlez pas. Soyez réaliste et n’exigez de ré-internaliser que ce qui est fortement critique. On vous rappelle que cette politique doit se décliner aux quatre niveaux que sont les infrastructures et les normes, les process internes, les données et la formation des acteurs de l'entreprise. Rappelons que 95% des hacking commencent par un Phishing avec quelqu’un dans l’organisation qui a ouvert la pièce jointe. Pour finir, il paraît important en amont de vous lancer dans un exercice de classification de vos informations internes en essayant de mettre un maximum d'informations dans une catégorie « tout public » et un minimum autour de 5 % dans une catégorie « confidentiel ». Le mieux pour cette dernière catégorie est de ne pas le mettre dans l'informatique mais ce n'est pas toujours possible.    La distorsion entre la perception et la réalité Le mirage de la sécurité assurée par l'entreprise est partagée par les dirigeants et les salariés. Le jeu politique des dirigeants vis-à-vis des salariés accentue ce sentiment de sécurité. Le problème est le suivant : la cybersécurité est d'autant plus d'origine humaine que les salariés ne se sentent pas concernés ! 52% des meilleurs spécialistes mondiaux de la cybersécurité admettent que le principal risque est le social engineering (capacité à extorquer des identifiants, des mots de passe et des accès par téléphone et par email). Par ailleurs, 40% des meilleurs spécialistes mondiaux de la cybersécurité admettent que le second risque est d'origine interne derrière vos firewall : la menace interne de collaborateurs malveillants pour de nombreuses raisons (vengeance, appât du gain, difficultés personnelles).   Le 11ème principe de cybersécurité  La cybersécurité est un problème humain.Plus précisément, la sécurité est un problème de vigilance collective.   Appel à témoignage Nous vous invitons à nous rejoindre dans nos travaux pour partager votre expérience en la matière. Thomas HERVOUET-KASMI et René GERVAIS-VARNIER, animateurs du Think Tank Cybersécurité - Novembre 2016...
22 oct. 2016 L'intelligence artificielle et le futur de la publicité ?
Google, dont, rappelons-le, plus de 90 % du Chiffre d’Affaire trimestriel de 21 G$ (+18%) provient d’une forme ou d’une autre de publicité digitale, lance une grosse offensive pour inciter les entreprises à confier l'optimisation de leur publicité ciblée à des moteurs de machine learning (forme d'intelligence artificielle voir article http://bit.ly/2etAGjV) appelés “Programmatic Search”. En effet, les bonnes vieilles bannières affichées en fonction des mots-clés saisis par l'utilisateur et de son profil historique - ne sont plus aussi efficaces, et sont surtout, de plus en plus souvent, bloquées par les Adblocker. Avant d’analyser davantage cette nouvelle et ses répercussions, faisons un retour en arrière sur ces dernières années pour bien comprendre les évolutions récentes dans la publicité digitale et la vente de profils, et découvrir ainsi des convergences transversales entre ce qui se passe dans la presse, l’IOT, et la maison connectée ou la musique : Fin 2009 : Facebook lance gratuitement pour les marques des murs sur lesquels elles peuvent faire leur promotion en animant une communauté de fans. Cela devient la course au nombre de fans pour les marques. Facebook va ensuite proposer aux marques de communiquer aux fans directement ... en leur imposant un ciblage fait par Facebook, grâce son algorithme EDGERANK, car il est hors de question de bombarder de spams 100% des fans. C’est donc Facebook qui, connaissant le mieux les utilisateurs, qui sont en général fans de plusieurs marques, décide quels seront au début les 30% de fan qui recevront la publicité en question. Un taux qui a été réduit à 15 %, puis 5 %; et il y a deux ans : 0 %. Les marques se sont retrouvées complètement confuses car elles avaient oublié le paradigme numéro un : “uand c'est gratuit, c'est toi le produit”. Grâce à la complicité involontaire des marques, Facebook a pu développer, avec son outil de Like, une meilleure connaissance des utilisateurs, et ainsi revendre les profils enrichis à des boîtes spécialisées (Claritas, Datalogix, Acxiom), qui elles-mêmes revendent ces profils aux mêmes marques qui ont contribué gratuitement à constituer ces profils. Amazon, dont le propriétaire Jeff BEZOS a racheté à titre “personnel” le Washington Post, commence à faire des synergies entre les deux marques. Aux États-Unis, le Washington Post insère aujourd’hui par exemple, dans la livraison de l'article de pêche que vous venez de commander sur Amazon un article du Washington Post sur la pêche dans votre région. Ils ont donc des profils de plus en plus riches sur vos habitudes d'achat, de lecture (sur Washington Post et Kindle) et sur les vidéos  pour les abonnés d’Amazon Prime ... Google, grâce à vos Search, et de plus en plus grâce à vos vues sur YouTube, arrive également à avoir des profils très riches. Ils ont surtout compris comment tirer des revenus des vidéos les plus vues, en proposant à l’auteur de partager 50/50 les revenus provenant des publicités mises avant ou pendant le streaming. Principe que Google étend aux rédacteurs, blogueurs et journalistes avec le format AMP qui attache au document un manifeste donnant le droit d’utilisation signé par l’auteur. Google a aussi découvert après Deezer et Spotify, le business model de la subscription economy proposé dans la musique qui doit être un nouveau business source de revenue à côté de la pub pour un auditoire voulant de la qualité musicale sans pub. Les agences, elles, se sont senties fortement menacées il y a deux ans par les anciens de Google qui allaient pantoufler chez les annonceurs, en étant mieux que quiconque grâce à leur connaissance de l'outil Adwords de Google. En fait, l'évolution des supports est tellement rapide et difficile à suivre que les agences sont toujours utiles pour aider les marques dans leur allocation des budgets publicité. Buzzfeed et Mashable, nouveaux médias créés il y a 12 ans, se concentrent sur les influenceurs. Ils les aident à faire des articles pertinents en fonction de l’auditoire visé, en proposant un outil de Buzz forecasting capable d’extrapoler la durée de vie des buzz. Au SXSW en Mars 2015, ils expliquent leur changement important de business model (pivot) en mentionnant l’accord de diffusion qu’ils ont conclu avec Facebook, qui voulait mettre du contenu intéressant dans les fils d’actualités des utilisateurs.  Ainsi, Buzzfeed et Mashable ont “donné” leurs articles à Facebook pour qu’ils soient diffusés dans les fils d’actualités Facebook, en échange uniquement de la User Experience (UX). En effet, la UX que Facebook offre aux créateurs de contenus est beaucoup plus riche que celle qu'ils avaient auparavant, sur Twitter par exemple, où ils voyaient uniquement tel message avait été retweeté. Facebook est capable de voir si vous avez partagé un article BuzzFeed avec votre conjoint, ou vos amis de bureau, ou votre équipe de foot ... ce qui est très différent pour l’Influenceur qui vise une population précise. Fort de ce feed-back sur la UX, Buzzfeed est capable d'améliorer encore son outil Buzz-forecast qui fait sa notoriété. Et le business modèle de Buzzfeed dans tout ça ? Buzzfeed, comme une agence, va devenir un conseil auprès des marques qui veulent retrouver leurs influenceurs … pour essayer de les influencer. Dans le domaine de l'IOT (des objets connectés), les grands acteurs comme Google avec NEST, Amazon avec ECHO, ou encore Samsung, proposent une nouvelle approche dans laquelle l'information donnée par l'objet connecté est dissociée du service qu'il pourra rendre. En effet, pour rendre un bon service en matière de sécurité de la maison, il faut beaucoup d'informations sur vos habitudes de vie, au-delà de l'information venant des objets connectés dans votre domicile. Il propose donc depuis quelques mois une architecture dans laquelle l'objet connecté remonte l’information dans le Cloud, avec un manifeste qui précise le droit d'usage que Samsung se fait fort de faire respecter par toutes les sociétés de services qui auront accès à cette information. Par exemple, vous pourrez préciser que l'image provenant de la caméra vidéo dans votre salon ne pourra être utilisée qu’à des fins de sécurité, et non pas pour vous offrir votre liqueur préférée lorsque vous serez un peu déprimé. Ensuite, le service provider choisi par le client, par exemple BRINKS, pourra rassembler toutes les informations pour décider d’un service qui prendra par exemple la forme d’un ordre de fermer les volets. Samsung taxera le service provider par ordre envoyé. Tous les acteurs ont compris que, pour faire face aux Adblock, ils devaient trouver une raison d’être légitime en tant que tiers de confiance, capable de faire la bonne suggestion au bon moment ce qui représenterait alors un service de qualité pour lequel le consommateur serait volontaire et donc prêt à ouvrir ses data perso si et seulement si il se sent “in control”. (Rappelons que ceux qui refusent ce monde de Big Data, dans lequel ils se trouvent manipulés comme des objets, peuvent inverser la proposition en passant d’une approche CRM à une approche VRM,où les informations personnelles ne quittent pas le serveur. Je partage éventuellement en “read only”, et pour un temps limité, les informations que je choisis avec ceux que je choisis). Tous ces grands acteurs arrivent donc, grâce à ces profils enrichis, au Graal : être capable en tant que tiers de confiance de faire la bonne suggestion au bon moment à ses clients. Comme nous l'avons vu dans les différents business models, certains gardent ces informations jalousement pour eux comme Apple et, à moindre échelle, Amazon ; d'autres, comme Google ou Facebook, en font au contraire une activité très lucrative en revendant ces informations aux marques ou à des sociétés très spécialisées (Claritas, Datalogix, Acxiom…),qui elles-mêmes les revendent aux marques. Et les marques, elles en font quoi de cette information riche et anonymisée ? Elles les utilisent pour faire du Real Time Bidding (RTB) qui représente 50% des budgets publicitaires digitaux soit 25 % du total. Voir graphique The Economist. Le RTB fonctionne de la façon suivante : Vous êtes en train de lire un article sur la cueillette des fraises sur le site de votre journal favoris, qui se trouve être le Washington Post. Le site, grâce aux cookies, vous a reconnu et est capable d'envoyer un profil anomymisé avec le maximum de vos caractéristiques pour que tous les annonceurs enchérissent et que, 100 M$ plus tard, la bannière la plus offrante se retrouve devant vos yeux. C’est ainsi que, sur Madison Avenue, l’employé d’une agence de publicité qui gère le budget d'une marque et qui doit, par exemple, arriver à vendre des essais d'une nouvelle Mercedes, va miser pendant une demi-heure 1000 € pour acheter le plus de bannières sur un profil “55 ans, deux enfants et aimant le whisky”. 10 minutes ou une demi-heure plus tard, il a le résultat des 100 000  bannières achetées aux enchères en termes de taux de clics et de transformation, si son architecture est bien faite. Suivant ces résultats, il peut peaufiner immédiatement le tir en décidant la prochaine fois de miser sur “57 ans, un enfant et les vacances au soleil”. Ce que propose Google avec « programmatic search » aujourd’hui, c'est de confier cette optimisation non plus à ce responsable d’agence sur Madison Avenue, mais à ses logiciels de machine learning (qui est une forme d’intelligence artificielle). D'après les premières estimations, les résultats sont nettement meilleurs, ce qui conduit les annonceurs, ou directement les agences qui travaillent pour eux, à dépenser plus d'argent sur ce ciblage très fin à partir de RTB automatiques. En conclusion, un principe de base pour une nouvelle architecture des données pourrait être autour de ces manifestes, dans lequel le créateur de contenu spécifie ce qu'il est prêt à laisser faire avec ce contenu.  Nous verrons comment progressent ces statistiques et si la solution d’une architecture avec “manifeste” fonctionne. Pour cela, il faudra que les gardiens de chaque cloud soient capables de : mettre en place une police efficace et transparente pour faire respecter l’engagement des manifestes par toutes les marques et surtout d’éduquer tous les acteurs ... pour que les droits de l’utilisateur final soient respectés, pour qu’il se sente en confiance, “in control” et qu’il puisse toucher éventuellement une rémunération sur les contenus qui ont trouvé un vaste public. Synthèse de veilleInnoCherche, Octobre 2016.  ...
19 oct. 2016 Compte rendu de l’intervention de Fly The Nest chez InnoCherche
Le think tank Open Innovation, qui avait invité pour l’occasion les membres du think tank Management du Futur ainsi que d’autres ambassadeurs de l’association a reçu Fly The Nest pour une soirée  de présentation et de questions-réponses passionnantes. Qui ? Fly The Nest est une (jeune) société au service de la croissance des start up, qu’elle accompagne sur le challenge clé de l’humain. Hier soir, les représentants de Fly The Nest étaient Sophie BOQUEHO et Cédric MAO (co-fondateurs). Pourquoi ? Parce que une très grande proportion des start up qui échouent, se cassent les dents sur leur développement humain. Comment ? Fly The Nest offre un accompagnement permettant de structurer le collectif, pour le préparer à la croissance. Il construit sur le « triangle de la collaboration » et travaille à définir avec et pour TOUS les collaborateurs de l’entreprise : La vision La culture Le projet L'ensemble s'organise en deux étapes, un Take-Off (séminaire intense), puis un accompagnement sur 6 mois pour incarner la culture et ancrer les pratiques projets. L’approche et les outils développés par l’équipe de Cédric Mao et Erwann Rozier (et qu’ils ne manquent pas de s’appliquer à eux-mêmes puisqu’ils sont une start up en plein développement) proposent une application opérationnelle des travaux de Frédéric Laloux (« Reinventing Organizations » diateino). Son auteur montre qu’à chaque fois que l’humanité est entrée dans une nouvelle ère de développement, elle a inventé une façon inédite de penser le management.  L’actuel modèle « Opale » en train d’émerger,  est porteur de sens, d’enthousiasme et d’authenticité, et se caractérise par la réunion de la décision et de l’action (ou encore, le fait que le décideur est l’acteur). FlyThe Nest, identifie les modèles en cours chez leurs clients et les aide à insuffler les évolutions adaptées pour passer au stade suivant en cohérence avec ce qu’ils veulent être/devenir. Plus en détails, «  http://flythenest.io/ » « La vision : Que souhaite-t-on vraiment réussir ensemble ? La vision naît du désir d’exploration des fondateurs, de leur regard sur le monde, enrichis de l’intelligence collective de leur équipe. C’est pour suivre cette vision commune que vos collaborateurs se lèvent le matin, et que vos clients vous soutiennent… » La vision crée l’intérêt collectif et se décline en étapes / focus permettant ainsi de fédérer et renforcer la cohérence des actions de tous. « La culture d’entreprise : Qu’est ce qui nous rassemble ? Une culture d’entreprise forte ça sert à tout ! Du recrutement au parcours employé, de la communication au client… Elle permet d’aligner les intérêts individuels. C’est parce que l’on se sent bien dans une culture d’entreprise que l’on va travailler avec le sourire ! » La culture, des valeurs choisies collectivement et incarnées, la boussole pour tous et à tous moments. « Les projets : Comment on s’organise pour avancer vite, et ensemble ? Il faut plus qu’un outil pour gérer son projet d’entreprise de manière agile. Chacun doit être mis à contribution dans la construction des résultats à atteindre. C’est parce que l’on connait sa place que l’on peut prendre la mesure de ses responsabilités, et s\’engager au service du projet. » Parce que des responsabilités choisies et appropriées, et des objectifs concrets - y compris sur des activités en périphérie de l’expertise personnelle de chacun - engagent beaucoup mieux qu’un titre et une fonction et construisent la fluidité et la performance. Pourquoi l’intervention de Fly The Nest a-t-elle plu à tout le monde ? Parce que les idées et les pratiques présentées hier sont pertinentes pour toute structure quelle que soit sa taille. Travailler à donner du sens à tous les membres d’une structure (entreprise, association, équipe au sein d’une grande structure …etc) pour permettre l’efficacité et le développement réussi est évidemment une thématique large. D’ailleurs si Fly The Nest s’est jusqu’ici concentrée sur les start up (en stade seeds, puis en phase d’accélération grâce aux levées de fonds de série A, puis B), elle est se prépare aussi désormais à proposer ses lumières et son aide à d’autres cibles. Hélène Duneigre et Bernard Mahé, animateurs du Think Tank Open Innovation InnoCherche  ...
21 sept. 2016 Progrès de l’intelligence Artificielle : Comment décoder pour mieux anticiper ?
On assiste dans de multiples domaines de l’Intelligence Artificielle (AI)à une accélération des résultats qui laissent entrevoir des tas de possibilités. Quels en sont les moteurs ? Du côté de l’offre, l’AI se démocratise en profitant de deux technologies devenues facilement disponibles: le Big Data et la puissance de calcul du cloud. Du côté de la demande, l’AI devient un outil indispensable pour appréhender notre nouveau monde complexe.  En effet, nous avons tous besoin d’interfaces entre nous et les machines qui facilitent nos usages. Il faut donc voir le buzz autour de l’AI comme un nouveau chapitre du livre de Marc Andreessen publié en Août 2011 : « Why SoftWare is eating the world ». LES DOMAINES D’APPLICATIONS Aujourd’hui l’AI est le plus souvent ciblée sur une tâche bien particulière : battre Kasparov aux échecs, gagner au Go où encore conduire une voiture.Demain, avec des interfaces langage dans les deux sens, nous entrons dans une nouvelle ère conversationnelle où l'ordinateur, notre orthèse intellectuelle, en conversation avec nous,explore des tonnes de data et tous les champs des possibles, pour nous guider dans nos choix. Que ce soit COMSTAT pour la police, JOBERATE pour le screening de candidats ou encore CONVERSICA pour le screening de prospects, ces applications proposent in fine à l'utilisateur un premier tri à partir duquel il pourra plus facilement prendre une décision. Il y a donc complémentarité de la machine intelligente envers l’intelligence humaine. Dans de nombreux nouveaux domaines, la machinepeut devenir un partenaire extraordinaire de l'intelligence humaine grâce à la nouvelle capacité de reconnaissance des formes et des conversations apportée depuis 3 ans par cette nouvelle forme d’AI, le « machine learning ». Contrairement à nous, la machine intelligenten’est pas obligée de se focaliser sur une seule conversation, un seul danger; elle peut en suivre des milliers en parallèle et nous alerter sur une anomalie ou un danger notamment dans une application « driverless ». Comme nous l’expliquait le PDG de Mercedes,Dieter ZETSCHE, au CES 2015, il faudra donner à l’AI les quelques lignes de code qui, en cas de collision inévitable, lui fera choisir entre écraser la maman avec son berceau où l’éviteren tuant ses 4 passagers.      AMI ou ENNEMI ?  Mais demain, l’AI va-t-elle échapper à notre contrôle en fixant ses propres règles ?C'est une angoisse partagée par beaucoup suite aux catastrophes crées par les anti-héros Hollywoodiens qui se retournent contre leur maitre … mais qui est non fondée. Comme nous l'expliquait, au SXSW en Mars 2016 Rodney BROOK, patron de Rethink Robotics et un des sages reconnu dans le domaine, - la première réponse est qu’aujourd'hui cette possibilité est techniquement tout à fait irréaliste. Pour lui, on ne sait absolument pas comment il faudrait faire pour qu’un ordinateur conçoive son propre code et qui plus est, personne n’a la moindre idée de comment s’y prendre ; il faudrait un « breakthrough technologique »  pour envisager d’y parvenir. Le deuxième élément de réponse, frappé au coin du bon sens et qui est prôné par Elon MUSK et quelques autres, serait de mettre en commun tout le développement de l'intelligence artificielle en open source par souci de transparence, de partage et de contrôle. IMPLICATIONS SOCIETALES  Dopées d’intelligence artificielle, les machines commencent à raisonner et potentiellement à prendre nos postes. (L’étymologie du mot raison (reor) est “calcul”). Pour certains analystes, tous les postes dont l’output peut se mesurer en termes de productivité vont être fortement impactés. D’un côté, ceci est une excellente nouvelle pour l’humanité car nous, humains, n’aimons pas suivre  “comme des robots” un process sans chercher à le comprendre ou à l’améliorer.  Donc oui, les postes de demain seront très différents et il est difficile de dire exactement ce qu’ils seront; faisons là confiance à notre capacité d’imagination. Et le rôle de l’homme dans tout cela ? L’intuition dont l’homme se servait beaucoup par le passé par manque de data et d’outils pour les analyser, restera le propre de l’Homme mais interviendra plus tard pour une meilleure décision finale. Pour certains économistes, il est donc temps de réfléchir à un impôt négatif, ou un revenu minimum pour tous. Selon eux ceci serait la façon la plus juste pour partager,sous forme de royalties payées aux humains par les machines, le fruit du travail de ces machines intelligentes, qui exploitentnotre patrimoine collectif d’intelligence hérité des générations passées. Ayant redécouvert que la rationalité n’est pas la seule différence spécifique de l'humain, nous devons nous poserla question de la responsabilité de la machine intelligente, surtout, dans un scénario Open Source où ce sera la communauté qui donnera les règles. Il faudra sans-doute un jour, lui reconnaître un statut de « personnalité morale ». Synthèse du travail de veille transverse de l’association Innocherche - Sept 2016  Pour en savoir plus, un article plus détaillé : http://bit.ly/2dq2kuI  ...
Récemment
YSEOP : un des finalistes du Challenge Hacktion InnoChercheL’intelligence artificielle pour le CRM. Yseop automatise les tâches administratives des commerciaux ! POURQUOI LE CHALLENGE " Parce qu’Innocherche...Lire la suite
Meilleurs articles du mois
TT Management du futur : Manager sans Managers ?0- RappelsLe think-tank « Management du futur » se penche sur les changements en cours...Lire la suite
Libération de l'entrepriseAujourd’hui, 80% de nos organisations, publiques et privées, sont basées sur un modèle hiérarchique fort. ...Lire la suite
Pourquoi et comment devenir ambassadeur ?Innocherche met en place un projet digital avec Social Dynamite* pour diffuser notre synthèse de veille innovation...Lire la suite