Actualités réseau Innocherche
25 févr. 2016 Qui sera le WeChat français?
Avant de répondre à cette première question, il est important d’expliquer ce qu’est le phénomène WeChat en Chine et en Asie. En l’espace de 5 ans, cette application qui à l’origine n’était qu’une vulgaire copie de WhatsApp est devenue l’appli sur laquelle parmi les 1.1 milliards de comptes, 570 millions de chinois passent  chaque jour  plus de 40’ (soit 70% de leur temps internet). C’est sur cette application que tout le monde vous contacte, aussi bien professionnellement que personnellement et de laquelle vous ne sortez même plus pour faire vos courses où vos réservations. Le succès est tel que celui-ci vient rendre crédible la formule de Facebook se déclarant toujours “un géant aux pieds d’argile”. WeChat doit susciter pas mal de questions chez Mark ZUCKERBERG et aussi chez Apple et Google dont la plateforme ou l’OS de smartphone n’est plus l’observatoire privilégié des comportements transverses des internautes pour 650 Millions d’internautes. Le succès de WeChat pourrait inciter d’autres acteurs à occidentaliser le concept pour nous. Quel est cette déception, cette insatisfaction dans l’expérience utilisateur (“crack in the UX” en langage Silicon Valley) aussi énorme pour que les chinois se ruent sur cette appli ?  Il est tellement énorme pour nous aussi que nous ne le voyons pas. Pensez à vos difficultés de communication avec vos proches… Question (frustrée): “tu n’as pas lu mon message ?” Réponse: ”tu me l’as envoyé où? Par SMS, sur Facebook, WhatsApp 1 à 9, Téléphone, Email, Instagram, Twitter, Facetime, Skype, Hangout, Messenger …. et la liste est longue”. En Chine, c’est simple, je regarde sur WeChat! Mais pour que WeChat arrive en France, il faut que quelqu’un se lance, et crée cet écosystème. Qui pourrait jouer ce rôle de Tiers de confiance ?   Histoire de WeChat :   WeChat est une application de messagerie instantanée lancée en 2011 par le groupe Tencent (Valo de 167 G$) qui était à l’origine une simple copie de What’sApp pour le marché chinois. WeChat s’est rapidement imposé en Chine grâce à l’ajout de fonctionnalités telles que la possibilité de créer des groupes de discussion, poster sur un mur (Facebook), entrer en contact avec les personnes situées autour de vous, passer des appels audio ou vidéos (Skype / Facetime), échanger sa carte de visite (LinkedIn), partager sa localisation géographique en temps réel, envoyer des images animées (.gif) et même participer à des séances de jeux dont les chinois sont friands (70% des WeChat user jouent tous les jours sur leur smartphone; Tencent est le leader dans ce domaine jeux pour Smartphone). Le déclic pour l’adoption : les Enveloppes Rouges sur WeChat En Juin 2013, WeChat introduit un système de paiement par téléphone par QR code et en Janvier 2014, une nouvelle fonctionnalité permettant d’envoyer et recevoir les fameuses enveloppes rouges que l’on s’échange au moment du nouvel an chinois et qui contiennent un peu ou pas mal d’argent selon mon niveau d’affection et/ou mon désir d’impressionner. Les enveloppes rouges sont une tradition en Chine, principalement distribuées  lors du nouvel an Chinois ou de cérémonies telles que les mariages. En permettant à ses utilisateurs de s’envoyer des enveloppes rouges au moment du nouvel an Chinois 2014, juste après qu’ils aient entré simplement leurs coordonnées bancaires, WeChat a pu récolter des centaines de millions d’utilisateurs… devenant de-facto un des rares acteurs du one-click shopping. Cette année, à l’occasion de l’entrée dans l’année du Singe, sur la seule journée du Lundi 8 Février 2016, plus de 8 milliards d’enveloppes rouges digitales ont été échangées[1] ! C’est en faisant preuve d’une forte connaissance de la culture des habitants de son marché que WeChat,  intégrant la spécificité culturelle, et doté d’une excellente ergonomie pour le paiement, Tencent a pu ainsi transformer son application de messagerie en une plateforme commerciale.   Monétisation : Évolution de la Messagerie vers une plateforme qui commence par le paiement… Aujourd’hui, WeChat n’est plus simplement une application de messagerie. Il est dorénavant possible en Chine d’utiliser WeChat et son « portefeuille » (ou Wallet) pour effectuer des transactions financières… et c’est là que se trouve le business model et la synergie avec le groupe Tencent, principal concurrent d’AliBaba.A l’introduction de cette nouvelle fonctionnalité, les utilisateurs ayant reçus des enveloppes rouges ont eu la bonne surprise de voir que les sommes qu’ils avaient reçues pouvait être utilisées pour régler leurs achats d’abord au sein de l’écosystème Tencent, puis, le succès venant, avec un nombre de partenaire toujours plus grand comme McDonald. McDonald ne voulait pas se faire désintermédier par une copie Tencent de leur offre et a préféré accepter de payer une commission sur les paiements. Ainsi aujourd’hui, toujours sous WeChat, il est dorénavant possible en Chine d’acheter un billet de train ou d’avion, un ticket de cinéma, de gérer ses placements financiers, de commander et  de régler un taxi ou un VTC,  de prendre rendez-vous chez le docteur,  de régler ses factures d’eau, de gaz et d’électricité, etc. L'État, qui est souvent le récipiendaire de ces règlements de factures de services publics, voit WeChat d’un très bon œil.Fin 2015, WeChat a élargi encore davantage son service en permettant à ses utilisateurs de payer leurs dépenses chez les commerçants via l’application. En un click, l’utilisateur va générer automatiquement une page lui permettant de payer ou de recevoir de l’argent. Sur cette page, un code barre ainsi qu’un QR Code unique vont apparaître. Le commerçant n’a plus qu’à scanner le téléphone depuis son terminal compatible WeChat et le montant sera automatiquement débité du compte de l’utilisateur pour être crédité sur sa caisse. Le montant sera débité au choix de l’utilisateur, soit depuis son compte WeChat, soit depuis l’une des cartes bancaires qu’il aura pré-enregistrées. Rendant ainsi toutes technologies de RFID ou NFC obsolète. Aujourd’hui 300 000 stores acceptent WeChat paiement.Depuis Février 2016, WeChat permet de payer à l’étranger et utilise comme vecteur les touristes chinois qui vont désormais réclamer de régler leurs dépenses en utilisant WeChat[2].   L’évolution de la plateforme vers un portail Afin d’augmenter son trafic, sa visibilité et de permettre de compléter son offre avec des services que le groupe ne souhaite pas internaliser, WeChat a introduit la notion de « Compte Officiel ». Il peut s’agir de celui d’une marque,  d’une association ou d’un individu qui s’enregistre pour créer un portail externe, rattaché et accessible uniquement via l’application.Il s’agit en quelque sorte d’une application dans l’application, ou d’une site internet dans l’application.De cette manière, via la compte officiel de la société McDonald, l’utilisateur peut être informer des dernières campagnes marketing, des dernières promotions et évènements. Et il peut également commander son menu, le régler et attendre patiemment 30 minutes avant de se faire livrer à domicile.Les possibilités sont infinies !Aujourd’hui, sur cette application de “messaging” il y a 67000 applications diverses et variées principalement pour acheter (83% achètent par Wechat).   Ainsi un touriste arrivant à Pékin, après avoir télécharger l’appli et rentrer son numéro de carte Visa, pourra faire TOUS les paiements de son séjour, du plus petit au plus grand par WeChat, … et de plus vis à vis de ses contacts chinois, paraîtra comme parfaitement à la page…. comme les 100 Millions de WeChat user qui ne sont pas chinois. Le Mobile est Roi, la plateforme est Reine ! En centralisant l’ensemble des besoins des utilisateurs dans la vie de tous les jours, WeChat est devenue plus qu’une application incontournable : elle est devenue LA plateforme de laquelle vous ne sortez plus. Elle vient répondre à une peine universelle dont nous souffrons tous sur nos Smartphone où il y a trop de possibilités de contacts et de messages en tous genres.La valeur ajoutée que WeChat apporte dans la vie de tous les jours est sans comparaison et permet tout à la fois de rester connecté et d’échanger, aussi bien avec ses contacts personnels que professionnels. C’est un outil qui permet de gagner en productivité, efficacité. Vous passerez simplement d’une dépendance Apple, Android ou Facebook à une dépendance WeChat mais avec une meilleure expérience utilisateur. Voilà pourquoi cette application doit empêcher Mark Zuckerberg de dormir la nuit. Car au-delà du marché Chinois, un entrepreneur venant de la bordure, pourrait adapter le concept pour nos mentalités. Qui pourrait être ce tiers de confiance ? Il faudrait que comme Tencent, il ait déjà constitué un écosystème de services à fournir : Ventes privée, Casino, un Telco, Rockett International, une Banque (qui a déjà toutes les données cartes de ses clients) ?  Le mode d’emploi est facile, faites à la chinoise: copiez et adaptez. Partez de votre base de service, trouvez l’équivalent de l’enveloppe rouge » pour récolter 250 Millions de Cartes ou de comptes bancaires, puis ajoutez des services.  Bonne chance et vite que le meilleur gagne car mon « crack in the UX » est gros… où sinon cela risque d’être Tencent qui lance le WeChat Européen à coups d’acquisitions (un distributeur, un AlloCiné, un LaFourchette etc...). .. qui a déjà pris comme égérie les footballeurs Messi et Aymar pour se faire connaître en dehors d’Asie! Homeric de Sarthe - Ambassadeur Chine et Startup. [1]https://www.techinasia.com/chinese-new-year-wechat-red-envelopes-2016 [2]https://www.techinasia.com/wechat-pay-global-search-chinese-tourist-dollars?from=groupmessage&isappinstalled=0 ...
24 févr. 2016 L'obligation d'assurer ses employés promeut une nouvelle donne
Depuis le 1er Janvier 2016, les entreprises ont l’obligation d’assurer leurs salariés auprès de mutuelles complémentaires de santé ou d’institutions de prévoyance et de leur procurer un « panier de soins » minimum. Quels seront les impacts directs et indirects générés par cette nouvelle mesure législative ? Des changements de comportements des entreprises et des salariés seront-ils observés à court, moyen ou long terme ? Quelles stratégies sont mises en oeuvre par les assureurs pour gagner des parts de marché et fidéliser leurs adhérents ? Depuis de nombreuses années, les employeurs sont tenus de prendre toutes les mesures adaptées afin de prévenir les risques et de garantir sécurité et protection à leurs salariés. Cette nouvelle obligation vient renforcer les obligations des employeurs tout en assurant à tous les salariés une couverture au moins minimale de leurs dépenses médicales par « le panier de soins ». Cette mesure s’applique à toutes les entreprises qu’elle que soit leur taille, permettant ainsi une réduction des inégalités entre les salariés. Du côté des assureurs, cette obligation législative est certes la source de nouveaux contrats collectifs, et constitue donc un levier de croissance important. Cependant, ils perdent de nombreux contrats individuels plus rentables. La concurrence entre ces organismes devient de plus en plus exacerbée, obligeant ainsi les mutuelles et les institutions de prévoyance à proposer des services innovants afin de conquérir et de fidéliser de nouveaux clients.   Afin de se différencier de leurs concurrents, les mutuelles de santé proposent de nouveaux services à leurs assurés : Malakoff-Mederic s’investit dans la prévention des maladies chroniques par un « coaching santé » : des conseils pratiques, des objets connectés et des applis pour smartphones et tablettes pour une alimentation équilibrée, des activités physiques adaptées, etc… Les assurés bénéficient d’un suivi personnalisé à l’aide de tableaux de bord et participent à des forum entre patients. Harmonie Mutuelle a engagé Michel Cymes pour « coacher » ses assurés à travers une vingtaine de programmes thématiques (nutrition avec des recettes de cuisine, sommeil, stress, mal de dos, etc…) Axa innove et crée une rupture des traditionnelles « lignes Maginot » en faisant bénéficier ses 2,2 millions d’assurés de consultations médicales à distance 24h/24 et 7jours/7. 29 médecins urgentistes se relaient pour des consultations sans examen clinique. Une prescription peut être délivrée au patient et envoyée à l’officine la plus proche pour l’obtention des médicaments ainsi qu’au médecin traitant. Generali, 2ème assureur allemand, bouscule les usages  en lançant des tarifs modulés afin de récompenser les assurés qui adoptent un comportement vertueux avec leur santé. Des applis smartphones et tablettes enregistrent le nombre de visites préventives chez le médecin traitant, le nombre de pas par jour, les activités physiques, … Les assurés sont en lien avec une plateforme interactive pour avoir leur tableau de bord. Ils bénéficient également de réductions de tarifs pour les clubs de fitness, des voyages, etc…. Aetna, compagnie d’assurance américaine, cherche aussi à faire changer les comportements de ses assurés en donnant des conseils et par des témoignages. Une réduction de 15 % est appliquée sur les primes payées par les assurés et leurs employeurs si ces programmes sont suivis. Des start-ups viennent « jeter un pavé dans la mare » et fournissent programmes et objets connectés pour accompagner ces programmes : tensiomètre, thermomètre, oxymètre de pouls, etc… Visiomed a créé « BewellConnect » primée « Innovation Award » au CES 2016 à Las Vegas pour l’appli « my ECG », 1er électrocardiogramme de poche sans fil  pour le suivi médical des patients à distance. L’entreprise a également lancé une formule d’abonnement à « BewellCheck-up », « Mon Médecin Virtuel », le premier service d’aide à la décision médicale, et à « MyDoc », la plateforme de téléconsultation opérée par des médecins.Ainsi, les patients sont orientés vers un service médical d’urgence si nécessaire, permettant ainsi d’éviter des déplacements inutiles et de désengorger les hôpitaux. « Médecin direct » : cette start-up a recruté des médecins qui répondent aux questions des patients par email ou par téléphone s’il est assuré par une mutuelle ou s’il est salarié d’une entreprise partenaire. Quel est votre rôle d’employeur et jusqu’où peut-il aller ? L’exemple de la Cleveland Clinic aux Etats-Unis a mis en place des programmes de « disease management » pour ses salariés atteints de pathologies chroniques et finance des abonnements à des clubs de santé pour ceux qui sont en bonne santé. Les résultats ont été probants pour l’employeur : une réduction significative de l’absentéisme et des hospitalisations dans le 1er groupe et de l’obésité par une diminution du BMI dans le 2ème. L’assureur a récompensé l’employeur et ses salariés par des réductions appliquées sur la prime annuelle payée. Des questions restent ouvertes sur l’ingérence des assureurs dans la vie privée de leurs assurés et de la sécurisation des données communiquées par les objets connectés. Comment les assureurs vont-ils utiliser le big data ? Comment vont évoluer leurs politiques tarifaires ? Des dérives sont-elles possibles, notamment un impact potentiel avec des augmentations de primes à la clé si l’assuré n’est pas observant avec son traitement ? Doit-on craindre la communication de données génétiques par des services comme « 2 3 and Me » aux assureurs ? Que se passerait-il si ceux-ci visualisaient les photos de leurs assurés en train de fumer postées sur leur page Facebook ? Autant de questions éthiques qui ne sont pas réglées à ce jour par la réglementation….   Arlette Petitjean – Think-Tank E-Santé InnoCherche  ...
19 févr. 2016 Think Tank Big Data : L’OpenData, moteur de la transformation digitale ?
L’activité du TT Big Data a été marquée au cours du dernier trimestre par deux Field Trips chez des entreprises innovantes. Nous avons choisi ce soir de vous restituer les enseignements tirés de notre visite chez OpenDataSoft, une startup française, leader dans les solutions de publication de données ouvertes.   L’Open Data aujourd’hui  L’ouverture des données, ou Open Data est une des tendances nouvelles dans le monde de la Data. Fortement associée à des initiatives gouvernementales, liées à la demande croissante de transparence de l’action publique, il est indéniable qu’elle offre aussi de réelles opportunités pour accompagner les entreprises du secteur privé dans leur transformation digitale, c’est ce que nous avons choisi de développer ce soir. Par OpenData on entend toute source de données numérique diffusée de façon structurée selon une licence ouverte garantissant son libre accès et sa réutilisation sans contrainte technique, juridique ou financière. Le concept est cependant souvent étendu aux données payantes, notamment dans le cadre de modèles Freemium Premium. Plus de 2000 sources de données sont aujourd’hui disponibles en OpenData dans le Monde, avec une croissance de plus de 30% par an, notamment des données démographiques, géographiques et financières.   Les opportunités pour les entreprises privées Les opportunités pour les secteurs privés sont nombreuses. Tout d’abord par l’exploitation des données existantes à des fins d’analyse, dans le domaine du marketing et de la stratégie commerciale et produits. Les interfaces homogènes et simples d’usage permettent à des utilisateurs métier, et pas nécessairement à des datascientists, d’avoir accès à une masse d’informations très diverses telles que les données de l’INSEE, d’Infogreffe, de Météo France, de l’IGN et toutes les sources de données géographiques, démographiques et financières aujourd’hui disponibles librement en France et à l’étranger. C’est cependant dans l’ouverture de ses propres données que l’entreprise  peut trouver un réel levier de sa transformation numérique. Le premier usage est inspiré de la demande croissante de transparence en matière de communication financière et communication RSE. C’est ici le secteur public, et notamment les collectivités territoriales qui ont montré la voie,  comme les villes de Paris et d’Issy-les-Moulineaux qui ont permis par la mise en OpenData de leurs données financières d’améliorer significativement la qualité des outils de communication financière et environnementale (rapports annuels interactifs par exemple), et de nombreuses entreprises du secteur privé sont en train de leur emboîter le pas. Deuxièmement, l’Open Data est un vecteur incontestable de promotion de l’Open Innovation, en permettant à l’écosystème de partenaires de l’entreprise de développer des applications innovantes s’appuyant sur les données publiées (données produits, objets connectés..) démultipliant ainsi l’empreinte digitale de la marque. Les grands groupes comme BBVA ou SNCF reconnaissent d’emblée que les innovations de rupture ne viendront pas de leurs propres équipes mais de l'extérieur. "Innovation comes from the fringe". Cela rappelle la conclusion d’IBM qui a compris qu’eux non plus ne feraient pas d’innovation de rupture ; ils préfèrent ouvrir les API de Watson à toutes les start-up qui veulent faire de l’Intelligence Artificielle … plutôt que de rêver de trouver les nouvelles applications disruptives par eux mêmes. Enfin, la publication, sous des formats ouverts, des données de l’entreprise, offre de nombreuses opportunités de développement de nouveaux services autour des produits ou services de l’entreprise. On pourrait ainsi améliorer l’expérience utilisateur de ses clients. C’est ainsi que Ford et General Motors ont décidé d’ouvrir les données de leurs véhicules au travers d’une API et d’un AppStore qui permettent d’enrichir significativement leur écosystème et l’offre de services numériques autour des données exploitables produites par leurs véhicules.   OpenDataSoft : le hub de votre stratégie OpenData L’apport d’OpenDataSoft dans ce domaine est basé sur deux intuitionsliées aux aspects tant techniques qu’économiques Premièrement, on efface les obstacles technologiques en offrant une solution Multi Clouds qui permet de mélanger des données venant de sources très différentes qui préservent chacune leur gouvernance et leur stockage d'origine, et d’en permettre la consommation par des App web ou mobiles au travers d’API unifiées.   Deuxièmement, appuyé sur le fait qu’en matière de Big Data , ce ne sont pas les capteurs ni les data qui ont de la valeur mais uniquement l'utilisation qu'on en fait avec divers tableaux de bord ou éléments pour prendre des décisions. Le client est prêt à payer mais pour cela uniquement (cf “subscription economy”).OpenDataSoft ne facture son client que lorsqu'il y a utilisation des data … et non pas en amont pour tout ce qui est stockage et nettoyage des données. "Tout le monde se fout des capteurs, des caméras et du stockage des données ". La valeur ajoutée est dans la dernière étape si elle s'avère vraiment utilisée par les parties prenantes.    « Une Plateforme de plateformes : Towards company as a Platform » Une très belle illustration avec ce schéma, expliquant clairement le nouveau rôle de la plateforme qui devient un agrégateur de données permettant de transformer une discontinuité dans l’expérience client (un "crack In THE UX") en levier de croissance, en offrant de nouveaux services correspondants aux besoins réels des clients. Ces nouveaux services sont inventés soit pour des développeurs pour l’utilisateur final. Donc, le vrai client de la plateforme ne sera pas l’utilisateur final, mais le développeur qui va utiliser les données pour créer ces nouveaux services; le client étant le développeur et il est très exigeant car l’ère du “Quick and Dirty” est finie, place maintenant au “Quick and Scale Fast”. Ou pour un nouvel entrant, un “disrupteur” qui agrègera tout un tas de données aujourd'hui disparates pour les mettre sous une forme innovante devenant un nouveau “pure Player- disrupteur” à la disposition du client de façon ergonomique. Ce graphe montre très clairement les quatre briques sur lequel une telle offre de « disrupteur » peut très facilement se construire. Il suffit de cibler l’insatisfaction du client final ou la “crack in the UX”.   Des applications dans de nombreuses industries C’est donc maintenant des acteurs privés de nombreux secteurs, notamment l’énergie, les transports, l’automobile, les services et les media qui se lancent dans l’ouverture de leurs données, offrant un champ d’applications de plus en plus variées, comme ce fut le cas de Keolis.   Le cas Keolis Rennes   Le réseau STAR de Rennes Métropole est le premier réseau en France à avoir exploité le potentiel de l’Open Data en ouvrant plusieurs séries de données pertinentes pour les voyageurs rennais et ce dès 2009 (localisation des vélos puis des bus). Afin de s’adapter à l’évolution des besoins des utilisateurs, le réseau STAR a ensuite souhaité migrer vers une plateforme de visualisation et de partage plus flexible. Il s’est alors tourné vers OpenDataSoft. Cette plateforme permet au Réseau STAR de publier et de gérer ses jeux de données en toute autonomie, et de les visualiser grâce à des catalogues, tableaux, cartes et graphiques, de les partager facilement et de collaborer avec les communautés de développeurs. 37 jeux de données ont déjà été libérés et une quinzaine d’applications sur les thématiques transports et mobilité ont été créées par des start-up innovantes, dont « Transports Rennes » téléchargée plus de 50 000 fois. Un accessit tout particulier pour l’appli Handimap qui, en mettant en perspective sur des données de trafic provenant de Keolis et des données d’’architecture urbaine (hauteur des trottoirs, conformation des escaliers,...) provenant du portail OpenData de Rennes Métropole propose une App d’itinéraires en temps réel pour les personnes à mobilité réduite. Après cette première collaboration fructueuse entre le Groupe Keolis et OpenDataSoft, les deux partenaires ont décidé de lancer une offre commune et de proposer une solution technique et un accompagnement personnalisé aux collectivités et aux réseaux de transport français. L’OpenData comme moteur de la transformation digitale, pourquoi pas chez vous ? On peut même imaginer pour des grands groupes très silotés par BU, de se servir de l’open-data pour essayer de consolider toutes les informations marketing de la société … en laissant à chaque BU le contrôle ultime de sa data.   Gildas Duval et Jean-Louis de La Salle, animateurs du Think Tank Big Data InnoCherche  ...
10 févr. 2016 Pourquoi nous ne parlerons bientôt plus des objets connectés?
Pourquoi nous ne parlerons bientôt plus des objets connectés? Parce que presque tous les objets vont devenir connectés … donc ce sera redondant. Et si on en parle, ce sera seulement lorsque cela ne marche pas… car quand ça marche on oublie que c’est de la techno (Seamless … voir plus bas) ! In fine, il y a aura des objets, existants déjà aujourd'hui, qui demain, en devenant connectés, apporteront une valeur ajoutée.  Trois préalables à ce “devenir connecté” :Comme nous l’avons constaté à plusieurs reprises lors de retours d’expériences utilisateurs, pour que, moi, utilisateur final, j’apporte à un écosystème mes data dans un cloud que je ne contrôle pas, il faut au préalable que je sois rassuré sur trois points : la valeur ajoutée (VA) offerte est supérieure à ma crainte de “Big Brother” l’expérience est pour moi “seamless” ou sans contrainte je me sens “in control” 1)    VA > crainte Big Brother : Pour qu’il y ait adoption, il faut que je me sente en confiance. Avec les histoires Sony et NSA, j’ai compris que si la sécurité 100% n’existe même pas pour la première puissance mondiale, il me suffit d’être rassuré sur le fait que l’on a mis en place les bonnes pratiques en ligne avec les enjeux liés à ce type de données. Pour certains, la meilleurs des bonnes pratiques c’est de garder la maîtrise de mes données. 2)    Seamless : Aujourd'hui les promoteurs des objets connectés essayent de me vendre des objets supplémentaires dont je n’ai pas besoin. Pour que j’accepte, il ne faut pas espérer changer mes habitudes de comportement en me demandant le matin par exemple de penser à me mettre un outil à la ceinture ou sur mon T-shirt. C'est le témoignage de patron de Withing, Eric Carel, qui,  il y a deux ans, disait que 70 % des objets connectés vendus finissent au bout de trois semaines au fond d’un tiroir. 3)    In Control : Peu importe, si je me suis fait avoir. Même sans avoir lu les conditions qui font 40 pages, je veux avoir le pouvoir, au creux de ma main, de détruire de façon unilatérale et immédiate la connection. Après avoir été échaudé plusieurs fois par les réseaux sociaux, j'ai maintenant appris. Je retourne la preuve de la charge à la marque (une inversion de plus) en lui demandant ces trois assurances. Cela revient, en terme marketing, à demander la garantie d'un OPT-OUT efficace dans lequel, après un clic de mon doigt sur mon smartphone, mes données sont effacées chez mon ex-tiers-de-confiance et me sont rendues dans un format ouvert pour que je puisse passer à un autre prestataire de mon choix. À partir du moment où l’on a saisi que la plupart des objets que nous connaissons aujourd'hui vont être demain connectés, on comprend que de multiples espaces d’intermédiations vont être ouverts dans lesquels des nouveaux entrants vont pouvoir se glisser pour créer de la valeur … à mes dépens si je ne cherche pas moi-même rapidement à trouver les nouveaux services attendus. Comme nous l'explique si bien Z#bre, qui est un des lauréats du trophée Innocherche 2014, il devient urgent d'envisager le type de service que chaque fabricant d'objets devra mettre en place dans ce nouvel espace d’intermédiation - au sein d’un écosystème à créer. Pour l’intermédiation : deux architectures proposées et opposées D’un côté, les grands acteurs du cloud - Amazon, Samsung, Google (eux trois en mode ouvert) et Apple (lui en mode fermé) - sont en train de proposer une nouvelle architecture pour objets connectés qui offre une valeur forte pour les services futurs avec de nouveaux business models. Dans cette architecture, on coupe en deux la proposition de valeur sur les objets connectés en mettant d'un côté la récupération de la data et sa protection dans le cloud et de l'autre les services qui pourraient en être issus. Comme nous l'expliquait, lors du dernier voyage en Silicon Valley, de façon humoristique Luc Julia, responsable du projet Sami chez Samsung, le fabricant d'objets connectés isolés n'aura pas suffisamment de data pour faire un service à forte valeur ajoutée. Il résumait ceci en une petite phrase “ your service sucks !”. Par exemple, si je suis une entreprise de surveillance et que je n'ai que l'image vidéo de votre appartement sans avoir les capteurs d‘ouverture de fenêtres, de mouvements et la consommation électrique, je ne pourrai pas me faire une idée précise de ce qui se passe dans votre maison et définir si vous êtes ou non en situation de  cambriolage… et mon service “will suck”. Donc, pour un particulier, une fois que toutes ses données personnelles sont remontées dans le Cloud avec, pour chacune, un “Manifeste”, c’est à dire un “End User Licence Agreement” précisant qu’il permet l'utilisation de la donnée stockée, alors il peut en confiance accepter les offres de  prestataires de services spécialisés qui, en consolidant les données marquées par exemple “sécurité”, pourront lui offrir un service polyforme qui pourra être “fermer la porte du garage et les volets”. De l’autre, les partisans d’une architecture type VRM (Vendor Relationship Management) qui inversent la proposition sur la propriété et la sauvegarde de la donnée en proposant qu’elle reste chez le particulier, dans son appareil - ou cloud perso - de façon très sécurisée et encryptée … et que celui-ci n’en donne l’accès en consultation que de façon ponctuelle à des tiers qui en auraient besoin pour un service préalablement validé par lui. Les veilleurs Innocherche qui partagent notre prisme de lecture sur les usages nous font dire, en résumé, que l’on ne parlera bientôt plus des objets connectés (... et donc qu’il ne faut pas se focaliser sur cet aspect du monde digital futur) et que, en terme d’architecture, les deux approches vont voir le jour. Observons ensemble laquelle aura le plus de succès commercial. Bien sûr à court ou moyen terme pour capter des données il faut créer des expériences et pour cela il faut mettre en œuvre des technos. Bertrand PETIT - Président de l’association InnoCherche.Réseau de veille transverse sur les usagesLe 8 février 2016...
8 févr. 2016 L'Open Innovation pour la transformation de votre entreprise en fonction de sa maturité...
Début janvier Gilles Babinet, notre Digital Champion a répondu dans les Echos à la question « Où en est la France Digitale? » Sa première réflexion a été « Les entreprises françaises sont encore trop timorées » ! Malgré quelques points positifs: Une année 2015 exceptionnelle en terme de capital-risque: 1,165Mds€ soit +135% vs 2014 L’initiative de la French-Tech => très positif à l’international, cf au CES 2016 le nombre de start-up (>à 200) et l’arrivée de quelques grands groupes dont ENGIE Une vraie prise de conscience: la révolution digitale n’est pas que de la technologie! Il reste une longue route à parcourir en termes d’innovation, d’innovation ouverte qui nécessite du management 3.0, de la créativité, une certaine prise de risque…   QUELLES ACTIVITES OPEN INNOVATION selon la MATURITE DE TRANSFORMATION DE L'ENTREPRISE Chez Innocherche notre conviction est que pour survivre, l’entreprise doit s’ouvrir Il existe de multiples méthodes, chemins, outils, …. Et pour chaque modèle, l’exécution est adaptée par chaque entreprise. Les initiatives semblent partir dans tous les sens….. ce ne sont encore que les débuts, tout le monde apprend en marchant mais cela exprime au moins une prise de conscience. Chaque entreprise doit trouver son cheminement propre en fonction de sa vision et de sa matûrité. Ce dernier trimestre notre TTOI a rencontré quelques grandes entreprises.  Leur témoignage nous a permis de construire un mapping des activités d’open innovation en fonction de la maturité de transformation de l’entreprise.       Axe vertical : le degré de maturité de la vision De [--- en phase de recherche et d’analyse] à [+++ Vision forte / conviction à confronter au marché asap] Un besoin fondamental pour l’entreprise est de définir sa vision avant de se lancer dans l’innovation ouverte. A partir de la bonne connaissance de son business modèle actuel, de ses atouts (SWOT analysis) mis en perspective de sa compréhension de son écosystème et de la façon dont le monde et les usages bougent autour d’elle, elle peut définir sa vision de l’open innovation adaptée à sa propre stratégie. La vision ne vient pas directement, elle demande qu’on lui consacre du temps.   Axe horizontal : le degré de rupture des initiatives vs le business modèle traditionnel De [--- Pas de remise en question du business model] à [+++ Disruption du business model de l’entreprise ou nouveau développement et disruption d’autres acteurs] Pas de forme d’activité bonne ou mauvaise dans l’absolu. La forme (ou les formes) d’OI adoptée(s) est également liée au degré de rupture pour lequel l’entreprise est prête et à la maturité des objectifs définis. Réglons rapidement la question de [L’innovation washing]* (* Expression de Roland Berger annonçant son association avec le Numa en janvier 2016 pour lutter contre ce green washing) L’Open Innovation est parfois seulement une extension de la communication de marque. Elle offre alors forcément peu de débouchés mais peut être le début d’une prise de conscience. Il est tout de même dommage de commencer ainsi. Le risque est de retarder la véritable dynamique de transformation de l’entreprise en interne. Et à l’externe l’entreprise risque de dégâts pour les partenaires (mal) embarqués. Par exemple : la perte de temps imposée aux start-up.    Les initiatives [Boites à idées et concours interne] [Appel à résolution de problème vers l’externe] – en mode ponctuel ou permanent  C’est l’initiation à l’Open Innovation. Plutôt une nouvelle façon de travailler qui cherche à solliciter tous les stakeholders internes et externes, pour leur donner le droit à la réflexion et à l’initiative, et chercher la connaissance et l’expertise de la base et des acteurs terrain. Exemple de plateformes permanentes vers l’externe : Procter & Gamble les précurseurs, Michelin challenge Les [incubateurs de start-up] en mode club multi-entreprises, délégués à des tiers, ou ad hoc, géré directement par l’entreprise L’entreprise veut s’enrichir de la force d’innovation des entrepreneurs, libres des contraintes de la grosse entreprise, et agiles sur les innovations de concept et technologiques. En intégrant un club ou en déléguant l’incubateur à un tiers expert, l’entreprise démarre timidement. Le tiers lui apporte son soutien pour sa familiarisation avec l’approche, l’aide au sourcing des start-up, et la gestion de l’incubateur. Le budget peut être partagé dans le cas d’un incubateur collectif, et globalement peu de ressources de l’entreprises y sont affectées.  Exemple : Paris Welcome City incubateur pour l’innovation sur l’accueil et els servcies aux touristes géré par Paris & co  dont les partenaires sont Air France, RATP, ADP, Amadeus, GL, CWL, Mairie de Paris, Sodexo…etc Bien compris l’incubateur ad hoc (l’entreprise le gère seule) correspond à une feuille de route et des objectifs déjà plus formalisés. Une recherche de partenariat bénéfique aux 2 parties. Des interactions poussées. Y compris avec les départements de l’entreprise qui ne sont pas à l’origine de l’incubateur. Exemple : Altran développe son propre incubateur dans le cadre de L’Institut de l’Open Innovation mais avec sa propre feuille de route dans une démarche qui cherche de la valeur ajoutée à proposer à ses clients B2B. Accor ne propose pas d’incubation. Mais de façon similaire cherche à monter des pilotes commerciaux avec des start-up pour enrichir les services proposés aux clients des hôtels et de la thalassothérapie. Le responsable de l’open innovation qui ne dispose que d’une équipe restreinte travaille étroitement avec les patrons de Business Unit du groupe pour développer les partenariats.   La [co-création B2C, et B2B] et les [fablab] Pour se lancer dans la co-création, l’entreprise doit être suffisamment claire sur sa capacité à intégrer les attentes et les idées de ses clients. Besoin d’être professionnel (donc des ressources et des moyens pour suivre sur la durée) dans la gestion puisque l’initiative est forcément visible. Et l’entreprise doit aussi apprendre à être flexible. Par nature, ces activités sont forcément plus difficiles à cadrer que les activités traditionnelles. La co-création B2C peut être un coup de communication, elle est d’ailleurs parfois centrée sur une nouvelle campagne produit. Mais son exécution touche de toutes façons la marque. Exemple : Plateforme Oxylane (Décathlon) de co-création produits, l’Atelier SFR des clients testeurs, les Biscuits Poult, Lego La co-création B2B est une forme de partenariat impliquant, dès lors que l’on passe d’un prototype en phase d’exécution à un pilote commercial. (cf l’expérience clients puis les accords de partenariat sur la propriété intellectuelle, les partages de revenu…etc) Avec l’ouverture d’un fab lab où elle propose ses outils et ses savoir-faire à des acteurs externes, l’entreprise interagit dans la durée avec tout son ecosytème.  Exemples :  Le i-Lab Corporate Garage d’Air Liquide ouvert aussi aux start-up 3DExperience de Dassault Systems, ouvert aux partenaires clients, écoles, labos, et également incubateur de start-up. Le [CorporateVenturing] C’est une activité impossible à positionner de façon définitive parce qu’on observe une grande diversité d’objectifs et d’exécutions. Depuis l’investissement à l’objectif purement financier, au rachat de start-up intégrée (mais pas pulvérisée…), en passant par l’accompagnement à la croissance en échange de quelques actions, etc Exemple : Crédit Mutuel Arkea – un CV plutôt intégré à la stratégie et à l’évolution du business model de banque traditionnelle cf Leetchi la cagnotte en ligne (mais aussi Prêt d’Union, Linxo aggrégateur de comptes bancaires) Chez AXA Strategic Venture le fond (200M€) est actif dans les start-up innovantes fintech assurtech mais l’intégration au business traditionnel n’est pas encore visible   L’ [Open data] L’entreprise choisit une nouvelle stratégie avec l’ouverture de ses données à des acteurs externes. Via des API, ces données sont intégrées à d’autres services ou à des services ad hoc développés (à partir de ces data) par des tiers. Un pari de valorisation immédiate de ses données si elles sont directement vendues, ou de création de valeur complémentaire pour ses clients, bénéfique pour l’entreprise à moyen long terme. Il est alors nécessaire de s’engager sur la mise à jour permanente de données de qualité pour construire la confiance avec les utilisateurs de données. Veolia a ouvert les data de ses capteurs d’eau pour usage (pay per use) par ses clients (ville, usine…) Total Marketing Services ouvre les data de sa carte de fidélité qui intéressent (contre rémunération) les autres acteurs de la mobilité routière (les restaurateurs par ex) Et aussi La Poste, ERDF…etc   [Axandus accélérateur industriel] est une initiative remarquable, sans doute l’une des premières en France de ce type. C’est un accélérateur industriel qui aide les start-up ou PME à passer de la production artisanale à la production industrielle. En lançant Axandus, la maison mère EFI Automotive cherche d’abord à continuer d’exploiter son usine de Beynost, menacée de fermeture par les baisses successives d’activité. Leur réflexion mène l’entreprise à l’ouverture d’un incubateur industriel! Axandus est animée par des experts issus d’EFI connaissant les processus de production, de rationalisation des coûts, et capables de développer une prestation d’accompagnement et un partenariat de confiance avec les petites entreprises approchées.   L’approche [Bac à sable pour les intrapreneurs] La seule façon d’aller au bout d’une vision de l’entreprise sur un projet de rupture est de constituer une équipe (interne / externe) qui sera dédiée, isolée ou du moins protégée du fonctionnement contraint de l’entreprise, et dotée d’un budget suffisant pour aller au bout de l’expérimentation à la façon d’une start-up. Remarque, cet essai peut être concluant ou pas. Exemple : Amazon et le service Cloud (succès)  Google : et les Google glass (échec à l’essai N°1) et la nouvelle structure Alphabet qui splitte Google historique (moteur de recherche etc) des activités de rupture Google X (Google car, Google Loon les ballons pour le net partout, le transhumanisme)   Hélène Duneigre et Blandine Mouren, Animatrices du Think Tank Open Innovation InnoCherche    ...
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